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Seul, face à l’océan,
sur ce bloc de granit La pluie tombe,
cachant mes larmes nostalgiques
Je repense à ce temps,
ces rares instants magiques
Je n’étais qu’un enfant,
tu es parti si vite Les vagues,
lentement, s’échouent sans suite
Livrant à cet instant le dénouement
tragique Poussé par le vif vent,
la procession s’applique
Et glisse doucement sur le sable,
comme un rite
La vie alors reprend son cours avec ennuie
Abîmée par un sang perdu dans les écumes
Brumes et tourments sonnent
dans la nuit
Le glas de ce moment,
et enfin je poursuis
Oublie ces instants
, m’échappe de la brume
Retrouve au firmament
, cette terre où nous fumes
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